Campagne électorale 2026 : proposition de budget alternatif pour la mobilité au Bas-Saint-Laurent

COMMUNIQUÉ
pour diffusion immédiate

Campagne électorale 2026 : proposition de budget alternatif pour la mobilité au Bas-Saint-Laurent

Bas-Saint-Laurent, le 28 septembre 2026 – À l’aube de la dernière semaine de la campagne électorale québécoise, le regroupement Le pont de la 20 ça tient pas debout propose un budget alternatif pour la mobilité au Bas-Saint-Laurent. Les plus récentes estimations pour le projet de prolongement de l’autoroute 20 entre Trois-Pistoles et Rimouski supposent un budget de 2G$. Le regroupement s’est prêté à l’exercice d’allouer ces sommes autrement qu’à une autoroute et à ce qui serait le plus haut pont du Québec, des projets d’infrastructures dévastateurs à la fois pour les finances publiques et pour l’environnement.

Une proposition ambitieuse

Le regroupement propose d’utiliser les fonds publics de manière cohérente. Il formule une proposition qui permet à la fois de sécuriser et d’améliorer le réseau routier, mais aussi d’investir en adaptation aux changements climatiques, en transport en commun et en mobilité active de même qu’en technologie et en gouvernance. « Si on est pour investir 2 G$ pour la mobilité au Bas-Saint-Laurent, ça peut pas servir uniquement pour prolonger la 20 entre Trois-Pistoles et Rimouski. Notre territoire est vaste, on doit agir sur plus que 50 kilomètres linéaires. Aujourd’hui, on met un projet sur la table. C’est une ébauche à discuter », indique Sébastien Rioux, porte-parole du regroupement.

Le pont de la 20 ça tient pas debout propose d’utiliser 50 % du budget, soit 1 G$, afin de sécuriser le réseau routier bas-laurentien, dont l’actuelle route 132. Le regroupement rappelle que la majorité (63 %) des collisions avec décès ou blessé·e·s graves sur les routes du Bas-Saint-Laurent selon la direction régionale de santé publique le sont ailleurs que sur la route 132 et l’autoroute 20. « C’est pour ça qu’il faut investir sur toutes nos routes et pas seulement l’axe côtier est-ouest. Avec l’autre milliard, on pourra à la fois rendre viable la Régie de transport du Bas-Saint-Laurent, qui est prête à opérer, et financer différentes innovations qui feront de notre région une pionnière en matière de gestion et de gouvernance des infrastructures au Québec voire dans le monde », soutient Sébastien Rioux. Les détails de la proposition se retrouvent en annexe ci-bas.

Une question de sondage incohérente

Dans un récent sondage Segma – Radio-Canada – Le Soleil, on apprenait que 86 % de la population serait en faveur du prolongement de l’autoroute 20. « Nous n’avons pas réagi à ce sondage parce que c’est de la poudre au yeux, soutient M. Rioux. L’humain a horreur du vide; si on vous donne le choix entre quelque chose et rien, il y a de bonnes chances pour que vous choisissiez quelque chose, donc que vous soyez en faveur d’un projet, quelqu’il soit. Aujourd’hui, on fait une proposition ambitieuse pour la mobilité dans notre région. Je serais curieux qu’on propose aux gens ce qu’ils préfèrent entre notre proposition et le prolongement de l’autoroute ! », s’interroge le porte-parole.

Rétrospective sur la campagne

Chaque semaine durant la présente campagne électorale, le regroupement Le pont de la 20 ça tient pas debout a diffusé un communiqué de presse concernant les différentes facettes de grands projets d’infrastructures comme le prolongement de l’autoroute 20. « Nous sommes très fier·ères·s d’avoir pu élever le débat en rappelant tout au long de la campagne des éléments factuels et en formulant des propositions concrètes », conclut Sébastien Rioux. Durant la campagne, le regroupement a abordé les sujets suivants :

proposition concernant la dépolitisation des décisions en matière d’infrastructure

des propositions incompatibles avec le déficit de maintien des actifs (DMA) existants

les changements climatiques écartés du débat sur les infrastructures routières

financement de la Régie de transport du Bas-Saint-Laurent

proposition de budget pour la mobilité au Bas-Saint-Laurent

– 30 –

Annexe – Budget alternatif pour la mobilité au Bas-Saint-Laurent

RÉPARTITION PROPOSÉE

1. Entretien et modernisation des routes existantes – 1 G$

– Réfection complète des routes et des accès principaux : 350 M$

– Sécurisation de l’autoroute 20 entre Rimouski et Mont-Joli, sur le modèle de route 2+1: 300 M$

– Rénovation des ponts critiques et amélioration de la sécurité routière : 150 M$

– Entretien préventif systématisé des routes régionales : 100 M$

– Signalisation, haies brise-vent, bandes rugueuses, éclairage: 100 M$

2. Résilience et protection des infrastructures – 450 M$

– Protection contre les inondations et l’érosion côtière : 200 M$

– Amélioration de la résilience climatique des infrastructures existantes : 100 M$

– Suivis hydrologiques et adaptation des accès routiers : 50 M$

– Fonds d’urgence climatique: 100M$

3. Transport collectif et services de mobilité – 200 M$

– Financement de la Régie de Transport du Bas-Saint-Laurent pour 20 ans: 100 M$

– Études sur la maximisation du réseau ferroviaire au Bas-Saint-Laurent 10 M$

– Infrastructure pour la mobilité partagée (covoiturage, autopartage, vélo-partage) : 90 M$

4. Mobilité active et intermodalité – 200 M$

– Réseau de pistes cyclables et sentiers régionaux : 120 M$

– Centres d’intermodalité (gares d’autobus, stationnements incitatifs, carrefours multimodaux) : 80 M$

5. Technologie et gouvernance – 100 M$

– Plateforme numérique de mobilité et planification régionale : 100 M$

6. Commission indépendante – 50 M$

– Création d’une commission d’évaluation des projets d’infrastructures selon des critères transparents: besoins réels, coûts de construction et d’entretien, impacts environnementaux, résilience climatique et solutions alternatives.

TOTAL : ~2 milliards

Au Bas-Saint-Laurent, le sempiternel enjeu du prolongement de l’autoroute 20

Au Bas-Saint-Laurent, le sempiternel enjeu du prolongement de l’autoroute 20
Pendant que les partis lancent des promesses, les citoyens continuent d’exprimer leurs opinions divergentes.

Alexis Riopel
Le Devoir
22 septembre 2026
Source:https://www.ledevoir.com/actualites/transports-urbanisme/1010747/bas-saint-laurent-sempiternel-enjeu-prolongement-autoroute-20

Les journalistes du Devoir ont parcouru le champ de bataille électoral, un calepin de notes à la main. L’objectif : visiter une circonscription, décrire un enjeu et rapporter les propositions des partis pour le régler. Aujourd’hui, l’expansion autoroutière dans Rimouski et Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques.

Prolonger l’autoroute 20 jusqu’à Rimouski ? « Ça fait ben, ben, ben des années qu’on en entend parler… » répond une dame rencontrée à sa ferme du 2e Rang de Saint-Fabien pendant que les bœufs du voisin mastiquent de l’herbe. « À mon avis, il faudrait plus d’investissements dans les chemins existants », tranche-t-elle, trop discrète pour donner son nom.

C’est dans cette tranquille campagne, courtepointe de boisés, de ruisseaux et de champs de foin, que pourrait passer la fameuse autoroute dont on parle ici depuis des décennies. Si jamais le projet allait de l’avant, on sacrifierait ce paysage pour agrandir le royaume de l’asphalte et des moteurs.

Au Bas-Saint-Laurent, l’A-20 s’interrompt sur 53 km entre Notre-Dame-des-Neiges et Le Bic, le secteur le plus à l’ouest de Rimouski. Elle reprend ensuite pour 45 km jusqu’à Mont-Joli. À la veille des élections, les partis promettent souvent de compléter l’autoroute, mais, une fois au pouvoir, ne délient pas les cordons de la bourse.

Photo: Alexis Riopel Le Devoir

La Coalition avenir Québec offre un bon exemple : en 2022, elle a réinscrit ce tronçon d’autoroute dans le Plan québécois des infrastructures (PQI) et, en 2024, elle a octroyé 30 millions de dollars pour des contrats de conception. Mais, en 2025, elle suspendait toute l’affaire pour des raisons budgétaires.

Pancartes et sécurité

Le prolongement de l’A-20 ne fait pas l’unanimité. Certains élus locaux le réclament ardemment pour stimuler l’économie. D’autres s’y opposent pour protéger la rivière des Trois Pistoles. Même chose chez les citoyens. Devant les habitations et les commerces, on voit des pancartes « On veut l’A-20 » aussi bien que des pancartes « Oui à une 132 améliorée ».

Une chose est sûre : la circulation s’accroît sur la route 132. Depuis 2000, le nombre de véhicules a augmenté d’environ 40 % à la hauteur de Saint-Simon-de-Rimouski. En été, les résidents doivent endurer un flux de véhicules lourd comme de la mélasse. Et sur les segments rapides (90 km/h), il peut être très difficile, voire dangereux, de quitter la route.

Agrandir l’autoroute 20, « c’est un enjeu de sécurité, de qualité de vie et de développement », affirme Blandine Michaud, qui habite sur la 132 en périphérie de Saint-Fabien. Elle nous reçoit dans sa maison, dont les fenêtres sont à triple vitrage pour couper le bruit. C’est elle qui, depuis environ trois ans, rassemble les citoyens en faveur de l’A-20.

L'embouchure de la rivières des Trois-Pistoles, que devrait enjamber l'autoroute avec un nouveau pont.
Photo: Alexis Riopel Le Devoir L’embouchure de la rivières des Trois-Pistoles, que devrait enjamber l’autoroute avec un nouveau pont.

Mme Michaud en mène large. Ces dernières semaines, elle a rencontré les candidats caquiste et conservateur de Rimouski. « Et là, on rencontre le péquiste Yohann St-Pierre cet après-midi », souligne-t-elle. D’autres militants pour l’A-20 font pareil dans Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques.

Dans ce dossier, l’enjeu de la sécurité est sur toutes les lèvres. Des accidents terribles surviennent ponctuellement sur la 132 entre Notre-Dame-des-Neiges et Le Bic. Rappelons celui de Bryan Fournier, 18 ans, qui est mort en septembre 2023 au Bic après un face-à-face avec une camionnette, en plein brouillard.

Les statistiques sont toutefois nuancées. Le ministère des Transports juge que le tronçon est « sécuritaire ». Et un rapport du CISSS du Bas-Saint-Laurent, publié en 2024, n’établit pas que ce segment est particulièrement dangereux. De 2018 à 2021, neuf accidents graves ou mortels y sont survenus, sur un total de 234 dans la région.

Finances publiques

Rencontré à l’embouchure de la rivière des Trois Pistoles par un matin pluvieux, Sébastien Rioux, un militant qui s’implique dans le dossier depuis 2012, croit qu’une « 132 améliorée » serait une meilleure solution qu’un prolongement d’autoroute. (Autoroute qui, d’ailleurs, n’aurait que deux voies contiguës, sans terre-plein, selon les tracés planifiés.)

Il propose, dans un premier temps, d’ajouter des bandes rugueuses, des haies brise-vent et des lampadaires. Et dans un deuxième temps, d’élargir la 132 pour en faire une route « 2 + 1 » où une voie centrale, bordée par un muret ou une glissière, changerait de direction tous les quelques kilomètres pour permettre les dépassements. Il suggère aussi de bâtir un détour pour contourner Saint-Simon.

M. Rioux s’implique avec d’autres citoyens pour des raisons environnementales : l’ajout d’un pont au-dessus de la rivière détruirait un écosystème fragile, empiéterait sur des sentiers pédestres et condamnerait un coin de baignade populaire. L’autoroute, elle, toucherait des terres agricoles, des boisés, des ruisseaux et des milieux humides.

Circulation par un matin de semaine sur la route 132 à Saint-Simon-de-Rimouski.
Photo: Alexis Riopel Le Devoir Circulation par un matin de semaine sur la route 132 à Saint-Simon-de-Rimouski.

Mais l’homme de 50 ans défend aussi l’argument des finances publiques. L’A-20 coûterait des centaines de millions de dollars, voire plus d’un milliard. « Le Québec est au bord du gouffre avec ses infrastructures routières, dit-il. Et le déficit d’entretien concerne aussi les hôpitaux et les écoles. À un moment donné, de l’argent, il n’y en aura pas pour tout. »

Encore récemment, le Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent a réitéré son soutien à la 132 améliorée. À la radio, son directeur a souligné que, pour alléger la circulation sur cette route nationale, il faudrait aussi bonifier les transports collectif, ferroviaire et maritime, qui sont par ailleurs moins dommageables pour le climat.

En 2022, le Comité consultatif sur les changements climatiques exhortait le gouvernement du Québec à mettre la pédale douce sur les développements autoroutiers. Sa recommandation ciblait les six grandes villes de la province (pas Rimouski), mais son argumentaire est généralisable.

Dans sa cuisine, Blandine Michaud n’en démord pas : une 132 améliorée ne vaut pas une véritable autoroute. « Est-ce qu’il y a beaucoup d’autoroutes au Québec où le gouvernement a laissé un trou de 53 km ? demande-t-elle. Si vous voulez des économies, faites des trous dans les autres autoroutes… »

Qu’en disent les partis en campagne électorale ?

La Coalition avenir Québec vient de s’engager à relancer le projet de prolongement de l’A-20 à partir du Bic, vers l’ouest. Elle démarrerait des études techniques et environnementales.

Le Parti québécois s’est engagé à faire une « analyse prioritaire du dossier » de l’A-20 et à procéder à des travaux « à très court terme » pour sécuriser les routes entre Trois-Pistoles et Mont-Joli.

Le chef du Parti libéral s’est dit « favorable » au prolongement de l’A-20. Mais il a affirmé que son gouvernement devait encore établir ses priorités parmi les nouvelles routes réclamées au Québec.

Québec solidaire s’est engagé à sécuriser la route 132 d’ici 2030. Son gouvernement serait « ouvert » à l’idée de prolonger l’A-20 et réaliserait des études à ce sujet.

Le Parti conservateur s’est engagé à amorcer la finalisation de l’A-20 dès un premier mandat.

L’A-20 et la 132 au cœur des priorités des candidats dans Rimouski

Les candidats et les candidates dans la circonscription de Rimouski se prononcent au sujet de la sécurité routière et du prolongement de l’autoroute 20. Si leurs positions divergent légèrement, tous et toutes s’entendent pour dire qu’il s’agit de l’une de leurs priorités.

La candidate de la Coalition avenir Québec (CAQ), Julia Brillant-Ruest, a annoncé jeudi que, si son parti est reporté au pouvoir, les études en vue du prolongement de l’autoroute 20 seraient relancées. L’option analysée serait alors de compléter le segment en partant du Bic vers l’ouest plutôt que ce qui était initialement prévu.

En relançant les études à partir du Bic, on avance plus rapidement vers la réalisation du prolongement de l’autoroute 20, tout en considérant le contexte économique actuel, a estimé la candidate.

Au printemps 2025, la CAQ avait annoncé que le projet était mis sur pause jusqu’en 2030 en raison du contexte budgétaire. Le projet avait été réinscrit au Plan québécois des infrastructures (PQI) en 2022.Les candidates caquistes Amélie Dionne et Julia Brillant-Ruest, sur le bord de la route 132 à Saint-Fabien.Ouvrir en mode plein écran

La Coalition avenir Québec (CAQ) s’est engagée, en point de presse à Saint-Fabien le 3 septembre 2026, à relancer le projet de prolongement de l’autoroute 20 à partir du secteur du Bic, à Rimouski, vers l’ouest.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Le candidat du Parti québécois (PQ), Yohann St-Pierre, dit avoir été surpris par cette annonce de la CAQ.

C’est un parti qui, depuis huit ans, est au pouvoir. […] Ils avaient tout le temps nécessaire de trouver les solutions pour la problématique de sécurité du tronçon de route entre Mont-Joli et Trois-Pistoles et ils n’ont rien fait, soutient le candidat.

Justement, son chef, Paul St-Pierre-Plamondon s’est arrêté à Rimouski dimanche, pour prendre un engagement sur la 20.

Lorsqu’un tronçon autoroutier ou une route présente un enjeu documenté de sécurité qui est reconnu, le Parti québécois s’engage évidemment à faire une analyse prioritaire du dossier et à accélérer la planification du dossier dans la mesure du possible, a affirmé le chef, qui dit viser un début des travaux pour 2030.

Yohann St-Pierre avait précisé quelques jours plus tôt que, si le PQ forme le gouvernement, il procédera à des travaux à très court terme, comprenant plusieurs solutions, pour sécuriser l’axe routier entre Trois-Pistoles et Mont-Joli en attendant la fin des études et la réalisation du prolongement de l’autoroute 20.

Yohann St-Pierre se montre catégorique : on va le faire, assure-t-il.Yohann St-Pierre.Ouvrir en mode plein écran

Le candidat du PQ, Yohann St-Pierre, assure qu’un gouvernement péquiste concrétiserait le parachèvement de l’autoroute 20, et que l’axe routier qui relie Trois-Pistoles à Mont-Joli serait sécurisé entretemps.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

En entrevue à l’émission Info-réveil vendredi matin, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, s’est lui aussi dit favorable au projet de prolongement de l’autoroute 20 et à l’élargissement du tronçon entre Mont-Joli et Rimouski.

Il indique, cependant, que la réparation des infrastructures existantes serait priorisée par un gouvernement libéral.

Je suis favorable à ce projet-là. On va devoir prioriser les nouveaux projets. Je sais qu’il y a un enjeu de sécurité qui est très important, affirme M. Milliard.

Charles Milliard qualifie, par ailleurs, de ridicule la conférence de presse menée par la candidate de la CAQ dans Rimouski jeudi. Ils ont annulé les études l’année dernière et là, ils nous reviennent, à minuit moins une, poursuit-il.

Le PLQ n’a pas de candidat dans la circonscription de Rimouski depuis l’exclusion d’Étienne Pineau-Saindon. Charles Milliard garantissait la semaine dernière qu’une nouvelle candidature serait dévoilée sous peu.Charles Milliard s'adresse aux médias devant une usine. Ouvrir en mode plein écran

Le chef libéral Charles Milliard affirme être favorable au projet de prolongement de l’autoroute 20, mais que la réfection des infrastructures existantes au Québec reste la priorité.

Photo : Radio-Canada / JOHN JARAMILLO

La candidate de Québec solidaire (QS), Virginie Chevalier-Archambault, indique qu’un gouvernement solidaire ferait en sorte de sécuriser le plus rapidement possible la route 132 et le tronçon existant de l’autoroute 20, le temps de réaliser des études pour un éventuel prolongement.

C’est facile pour les autres partis de faire des promesses en l’air depuis 25 ans, alors qu’ils ont tous eu le pouvoir, mais, selon moi, ils ont abandonné la région. Alors que nous, on promet d’agir plus rapidement, s’engage-t-elle.

La candidate soutient que des études seront nécessaires pour décider si le prolongement de l’autoroute est la meilleure option pour améliorer, à long terme, la sécurité routière dans la région.

Québec solidaire est ouvert à l’A-20 s’il y a un prolongement qui est intelligent et qui passe les évaluations de base, comme le BAPE afin de protéger l’environnement, nos terres agricoles, nos forêts. C’est sûr que la dernière étude du BAPE remonte à presque 25 ans. Donc, beaucoup de choses ont changé.

Lors d’un point de presse au Bic lundi matin, la porte-parole du parti, Ruba Ghazal, s’est engagée à sécuriser la route 123 ainsi que l’autoroute 20 existante d’ici 2030, si elle est élue.

Sécuriser, pour rassurer les gens, pour qu’il arrête d’avoir des accidents, c’est tout de suite. On a assez fait attendre la population ici, dans le Bas-du-Fleuve, a-t-elle soutenu, aux côtés de sa candidate.Portrait de Virginie Chevalier-Archambault.Ouvrir en mode plein écran

La candidate de Québec solidaire, Virginie Chevalier-Archambault, soutient qu’un gouvernement solidaire procéderait rapidement à sécuriser les tronçons routiers existants entre Trois-Pistoles et Mont-Joli, en attendant d’étudier le projet de prolongement de l’autoroute 20.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Chevrette

Le candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ) dans la circonscription, Cédric Gauthier, n’avait pas encore répondu à notre demande d’entrevue au moment d’écrire ces lignes.

Dans une réponse transmise par écrit à Radio-Canada, le parti indique que la situation n’est pas sécuritaire. Un gouvernement conservateur s’engage à amorcer, dès un premier mandat, la finalisation de l’autoroute 20 afin d’améliorer la sécurité routière et de soutenir le développement économique de l’Est-du-Québec.

Bien que questionné à ce sujet, le parti n’offre pas d’information à savoir s’il agirait pour élargir le tronçon existant de l’autoroute 20 entre Rimouski et Mont-Joli.Une affiche rose devant le restaurant.Ouvrir en mode plein écran

Le projet de prolongement de l’autoroute 20 ne fait pas l’unanimité dans la population. Certains rejettent le projet et prônent l’amélioration de la route 132. (Photo d’archives)

Photo : Facebook / Le pont de la 20, ça tient pas debout

Les questions de la sécurité routière et du prolongement de l’autoroute 20 reviennent régulièrement dans l’actualité dans la région.

Le regroupement Le pont de la 20, ça tient pas debout a réagi, par communiqué, jeudi, à l’annonce de la CAQ.

La CAQ de Christine Fréchette essaie encore de faire croire à une poignée de gens à Saint-Simon et Saint-Fabien qu’elle va faire avancer le projet d’autoroute 20 plus vite, soutient le porte-parole du groupe, Sébastien Rioux.

Il demande aux différents partis de dépolitiser les projets d’infrastructures pour que les dossiers puissent être priorisés de manière impartiale par des experts indépendants, selon des critères transparents.Sébastien Rioux.Ouvrir en mode plein écran

Le porte-parole du groupe Le pont de la 20, ça tient pas debout, Sébastien Rioux, estime que le processus de sélection des projets d’infrastructures devrait être réalisé par des experts indépendants et non par des politiciens. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Simon Rail-Laplante

Le directeur général du Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent, Patrick Morin, estime quant à lui que le projet de prolonger l’autoroute 20 devrait être abandonné.

En entrevue à Info-réveil jeudi matin, il a affirmé être déçu qu’on parle encore de l’autoroute 20. Je comprends la partie sécuritaire de l’enjeu de l’A-20. L’alternative à l’A-20, c’est une combinaison d’amélioration de la R-132, de transport collectif, de transport ferroviaire et de transport intermodal de marchandises et de personnes, poursuit-il.Une affiche sur laquelle on peut lire «On veut la 20».Ouvrir en mode plein écran

Le regroupement « L’autoroute 20, c’est urgent » souhaite que les engagements pour le prolongement de l’autoroute soient assortis d’échéanciers concrets. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Édouard Beaudoin

Le regroupement L’autoroute 20, c’est urgent a quant à lui salué, par communiqué, l’annonce de la CAQ jeudi, tout en réclamant un échéancier concret pour le prolongement.

Il avance que des études sur les tronçons potentiels entre Trois-Pistoles et Rimouski ont déjà été réalisées dans le passé.

Un engagement, c’est un début, un échéancier, c’est une véritable volonté d’agir, écrit le regroupement.

Quatre jours de marche pour dénoncer le prolongement de l’autoroute 20

Patrick Bergeron, Radio-Canada
23 juin 2025

Plus de 70 marcheurs sont arrivés à Notre-Dame-des-Neiges en début d’après-midi lundi après avoir parcouru près de 70 kilomètres à pieds depuis le secteur du Bic en quatre jours.

Avec la Marche pour le vivant, les participants souhaitaient dénoncer un éventuel prolongement de l’autoroute 20 et surtout l’impact que pourrait avoir ce type de projet sur l’environnement dans le secteur.

Tout au long du parcours, qui s’est fait sur les terres où pourrait potentiellement passer l’autoroute, les participants ont pris le temps de discuter avec les personnes rencontrées.

Une grande partie de ce périple de quatre jours s’est déroulé sous la pluie. Malgré ces conditions difficiles, les participants se sont dits satisfaits.

Pour la porte-parole de l’événement, Ariane Breault, ce parcours aura permis de raffermir les liens avec différents groupes de la région du Bas-Saint-Laurent.

Les gens ont envie de se solidariser dans les luttes et unir leurs voix pour protéger le territoire.Une citation deAriane Breault, porte-parole de la Marche pour le vivant

Deux personnes regardent la caméra

Deux des porte-parole de la Marche pour le vivant Ariane Breault et Keelan Young.

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Les marcheurs ont tenu à dénoncer ce qu’ils qualifient comme un manque de cohérence dans les décisions du gouvernement du Québec.

Ils demandent également qu’un moratoire soit décrété pour d’éventuels nouveaux projets de construction d’autoroutes. Selon eux, la réalisation de ce genre de projet détruit de nombreux hectares de milieux humides dans la région.

Les participants de cette marche souhaitent continuer à faire valoir leurs points de vue au cours des prochains mois.

3e service: Soupe populaire & réflexions collectives sur le prolongement de la 20.

QUAND?
Dimanche le 13 avril 2025 de 11h30 à 14h30
OÙ? La Seiche, 345 rue Vézina, Trois-Pistoles

À Trois-Pistoles, on vous invite à venir partager une bonne soupe chaude (gratuite!) et à échanger vos préoccupations par rapport à la 20 et la 132… pour trouver ensemble des ingrédients de solutions !

Toute la famille est bienvenue, avec un coin pour enfants sur place.

MENU LIBRE-SERVICE

Vous pouvez arriver et repartir à l’heure que vous voulez et choisir les activités qui vous intéressent. Les activités seront animées tout au long de l’événement, sous forme de kiosques.

ACTIVITÉS PROPOSÉES

– repas gratuit (soupe, pain, café, thé et biscuits)
– station informative avec plein de faits sur la sécurité routière, l’historique du prolongement de la 20, ou encore les impacts environnementaux liés au transport
– création collective à partir d’éléments de la nature
– recherche d’alternatives au prolongement de la 20 : viens imaginer ta 132 de rêve ou encore un système de transport collectif réellement efficace !
– boîte à questions et criée publique pour trouver des réponses ensemble.


INFO-ACCESSIBILITÉ

MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI AUX PARTENAIRES DE L’ÉVÉNEMENT
La Seiche
La Grasse Matinée
Croc-Ensemble
Ferme Coop du Moulin
Chapeau Moustache – Atelier de torréfaction

À LA SOUPE! en tournée

Après Rimouski en février, St-Fabien en mars et Trois-Pistoles en avril, nous irons servir notre menu 6 étoiles à :
Saint-Simon le 4 mai
et Notre-Dame-des-Neiges le 23 juin !
Écrivez-nous pour plus de détails

Marche pour le vivant

Vous êtes tous et toutes invité.e.s à la MARCHE POUR LE VIVANT, une marche festive et inclusive en opposition au prolongement de l’autoroute 20.

Quand ? 
les 20-21-22 et 23 juin 2025 (4 jours) 

Pour nous souligner votre présence lors de la marche, remplissez ce formulaire

Parce que nous voulons rendre visible notre amour pour le paysage bas-laurentien et notre désir de le défendre, nous marcherons ensemble la distance entre Notre-dame-des-Neiges et le BIC. Nous prendrons le temps de nous émerveiller des paysages menacés par le projet de prolongement de l’autoroute 20.
Nous prendrons le temps de nous solidariser dans cette lutte contre la bétonisation de nos paysages, villages et villes. Nous prendrons le temps d’être créatifs et créatives. Nous prendrons le temps d’observer la flore et la faune qui constituent et dynamisent ces écosystèmes menacés de disparaître afin de créer du vécu, entretenir une relation à ces espaces et en les documentant nous-mêmes. 

Cette marche est l’occasion de démontrer notre opposition ferme à cette mentalité de destruction du vivant qui menace nos communautés humaines et non-humaines. C’est l’occasion de dénoncer la logique du «business as usual» qui accélère les catastrophes sociales et écologiques auxquelles nous faisons face. 

Nous voulons vous rencontrer ! Ceux et celles, grand.e.s et petit.e.s, qui ne voient ni cohérence ni futur dans ces mégas projets d’infrastructures qui ne servent qu’à propulser le capitalisme et ouvrir la région à plusieurs autres projets destructeurs. 

Si comme nous, vous refusez de croire que près d’un milliard de dollars devraient servir à abandonner la route 132 et construire une autoroute 20 juste à côté;

Si comme nous, vous trouvez que nous nous devons de stopper toute destruction des écosystèmes ;

Si comme nous, vous avez un milliard d’autres idées de quoi faire avec un si grand budget (transports en commun, logements sociaux, urgence de nuit dans nos hôpitaux, etc) ;

Si comme nous, vous refusez que la Bas-Saint-Laurent devienne la prochaine Montérégie en termes de fragmentation des écosystèmes ;

VENEZ marcher avec nous !!

La marche débutera à BIC et prendra fin à Notre-Dame-des-Neiges. Chaque journée se termine dans le cœur d’une municipalité pour qu’il soit possible de vous joindre à la marche à chaque jour. 

Nous planifions :
 Maximum de 20 km parcourus en une journée, avec kilométrage diminuant à tous les jours 
 Navette tout le long du chemin pour prendre des pauses ou se ravitailler
 Équipe qualifiée de premiers soins dans la marche
 Hébergement et nourriture fournie les soirs dans des lieux communautaires
 Équipe sentie et care pour être à l’écoute des besoins des participant.e.s
 Performances artistiques variées à tous les soirs
 Équipe de biologistes pour réaliser 1 bioblitz par jour (identification faune et flore)
 Grande fête à notre arrivée le 23 juin 2025

Pour en savoir plus sur la marche, inscrivez vos informations ICI pour que nous puissions vous partager plus de détails dans les prochaines semaines.

Voici le tracé géoréférencé selon les documents disponibles en ligne et sur le BAPE:

2e service: Soupe populaire et réflexion collectives sur le prolongement de le 20.

Événement Facebook


À St-Fabien, on vous invite à venir partager une bonne soupe chaude (gratuite!) et à échanger vos préoccupations par rapport à la 20 et la 132… pour trouver ensemble des ingrédients de solutions !

Toute la famille est bienvenue, avec un coin pour enfants sur place

MENU LIBRE-SERVICE

Vous pouvez arriver et repartir à l’heure que vous voulez et choisir les activités qui vous intéressent. Les activités seront animées tout au long de l’événement, sous forme de kiosques.
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ACTIVITÉS PROPOSÉES

– repas gratuit (soupe, pain, café, thé et biscuits)
– station informative avec plein de faits sur la sécurité routière, l’historique du prolongement de la 20, ou encore les impacts environnementaux liés au transport
– création collective à partir d’éléments de la nature
– recherche d’alternatives au prolongement de la 20 : viens imaginer ta 132 de rêve ou encore un système de transport collectif réellement efficace !
– boîte à questions et criée publique pour trouver des réponses ensemble
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🧑‍🦽‍➡️ INFO-ACCESSIBILITÉ

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MERCI MERCI MERCI AUX PARTENAIRES DE L’ÉVÉNEMENT
La Grasse Matinée
Croc-Ensemble
Ferme Coop du Moulin
Chapeau Moustache – Atelier de torréfaction
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À LA SOUPE! en tournée

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Après Rimouski en février, St-Fabien en mars, nous irons servir notre menu 6 étoiles à :
Trois-Pistoles le 13 avril
Saint-Simon le 4 mai
et Notre-Dame-des-Neiges en juin !
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Le gouvernement implante enfin des haies brise-vent : une mesure longtemps réclamée mais insuffisante

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion immédiate
Le gouvernement implante enfin des haies brise-vent : une mesure longtemps réclamée mais insuffisante

Notre-Dame-des-Neiges, le 16 janvier 2025 — Le groupe citoyen « Le pont de la 20, ça tient pas debout » salue l’initiative du gouvernement du Québec annoncée hier d’implanter des haies brise-vent sur la route 132 à Saint-Fabien. Cette mesure, bien que tardive, répond à une demande de longue date de l’organisation, de la population fabiennoise et des usagers de la route.

Une demande citoyenne de longue date


Depuis plus d’une décennie, les citoyens et élus du Bas-Saint-Laurent réclament des améliorations pour la sécurité de la route 132 dans le secteur. « Malheureusement, le gouvernement n’agit qu’en réaction aux statistiques de collisions avec décès ou blessés graves, adoptant une approche réactive plutôt que préventive », plaide Sébastien Rioux, porte-parole du groupe.

Des propositions concrètes pour une route 132 sécurisée


Le groupe propose huit recommandations pour un réaménagement complet de la route 132 entre Notre-Dame-des-Neiges et Rimouski (secteur Le Bic), incluant :

  • Améliorer la signalisation : renforcer la visibilité lors des conditions météorologiques difficiles.
  • Ajouter des bandes rugueuses : installer des bandes latérales et médianes pour alerter les conducteurs en cas de déviation.
  • Améliorer l’éclairage public : Éclairer les tronçons les plus accidentogènes pour réduire les risques.
  • Mettre en place une troisième voie où l’environnement le permet : s’inspirer du modèle suédois des routes 2+1 pour offrir des opportunités de dépassement sécuritaires.
Une vision à élargir


« Bravo pour cette initiative, c’était attendu depuis longtemps. Cependant, le gouvernement doit s’entendre avec chaque propriétaire pour installer les haies brise-vent, en plus de les laisser pousser avant qu’elles soient efficaces. Pour cette raison, Québec doit dès maintenant agir d’autres manières simultanément, en plus de s’intéresser à tous les tronçons dangereux de la route 132 plutôt que d’attendre des morts supplémentaires pour agir comme c’est le cas présentement. La sécurité des usager·ère·s de la route 132 doit être une priorité pour le gouvernement. Notre groupe le dit depuis maintenant 13 ans », souligne Sébastien Rioux. L’implantation de haies brise-vent est un pas dans la bonne direction, mais elle ne doit pas rester une mesure isolée. L’ensemble des tronçons de la route 132 dans l’est du Québec mérite une attention immédiate et soutenue.

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Soupe populaire et réflexions collectives sur le prolongement de la 20

Date: Dimanche 9 février 2025 de 11h30 à 14h30
Lieu: Coopérative de solidarité Paradis, Rimouski

On vous invite à venir partager une bonne soupe chaude (gratuite!) et à échanger vos préoccupations par rapport à la 20 et la 132… pour trouver ensemble des ingrédients de solutions !

Toute la famille est bienvenue, avec un coin pour enfants sur place

À LA SOUPE! en tournée

  • Rimouski le 9 février
  • St-Fabien le 9 mars
  • Trois-Pistoles le 13 avril
  • Saint-Simon le 4 mai et
  • Notre-Dame-des-Neiges en juin !

    Pour plus de détails

Le défi environnemental du pont le plus haut au Québec

Par Mathieu Perchat le 2024/12

Le projet de construction du pont le plus élevé du Québec, destiné à prolonger l’autoroute 20 jusqu’à Trois-Pistoles, soulève des préoccupations environnementales importantes. Bien que cette initiative ait été autorisée par décret en 2006, elle échappe aux exigences réglementaires récentes qui imposent des compensations pour la destruction des milieux humides et hydriques. Cette exemption illustre les failles dans la gestion environnementale au Québec.

Une réglementation contournée

Le cadre législatif actuel prévoit des compensations pour toute atteinte aux milieux naturels. Cependant, ce projet, validé avant l’entrée en vigueur de cette réglementation, n’est pas soumis à ces obligations. Cette situation reflète une contradiction avec l’esprit de la loi adoptée en 2017, qui vise à atteindre l’objectif d’une « perte nette zéro » de milieux naturels. Certains observateurs soulignent que la notion même de compensation semble avoir été détournée pour permettre, en pratique, l’exploitation ou la destruction d’écosystèmes sensibles, moyennant une forme de contribution financière.

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