Quatre jours de marche pour dénoncer le prolongement de l’autoroute 20

Patrick Bergeron, Radio-Canada
23 juin 2025

Plus de 70 marcheurs sont arrivés à Notre-Dame-des-Neiges en début d’après-midi lundi après avoir parcouru près de 70 kilomètres à pieds depuis le secteur du Bic en quatre jours.

Avec la Marche pour le vivant, les participants souhaitaient dénoncer un éventuel prolongement de l’autoroute 20 et surtout l’impact que pourrait avoir ce type de projet sur l’environnement dans le secteur.

Tout au long du parcours, qui s’est fait sur les terres où pourrait potentiellement passer l’autoroute, les participants ont pris le temps de discuter avec les personnes rencontrées.

Une grande partie de ce périple de quatre jours s’est déroulé sous la pluie. Malgré ces conditions difficiles, les participants se sont dits satisfaits.

Pour la porte-parole de l’événement, Ariane Breault, ce parcours aura permis de raffermir les liens avec différents groupes de la région du Bas-Saint-Laurent.

Les gens ont envie de se solidariser dans les luttes et unir leurs voix pour protéger le territoire.Une citation deAriane Breault, porte-parole de la Marche pour le vivant

Deux personnes regardent la caméra

Deux des porte-parole de la Marche pour le vivant Ariane Breault et Keelan Young.

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Les marcheurs ont tenu à dénoncer ce qu’ils qualifient comme un manque de cohérence dans les décisions du gouvernement du Québec.

Ils demandent également qu’un moratoire soit décrété pour d’éventuels nouveaux projets de construction d’autoroutes. Selon eux, la réalisation de ce genre de projet détruit de nombreux hectares de milieux humides dans la région.

Les participants de cette marche souhaitent continuer à faire valoir leurs points de vue au cours des prochains mois.

3e service: Soupe populaire & réflexions collectives sur le prolongement de la 20.

QUAND?
Dimanche le 13 avril 2025 de 11h30 à 14h30
OÙ? La Seiche, 345 rue Vézina, Trois-Pistoles

À Trois-Pistoles, on vous invite à venir partager une bonne soupe chaude (gratuite!) et à échanger vos préoccupations par rapport à la 20 et la 132… pour trouver ensemble des ingrédients de solutions !

Toute la famille est bienvenue, avec un coin pour enfants sur place.

MENU LIBRE-SERVICE

Vous pouvez arriver et repartir à l’heure que vous voulez et choisir les activités qui vous intéressent. Les activités seront animées tout au long de l’événement, sous forme de kiosques.

ACTIVITÉS PROPOSÉES

– repas gratuit (soupe, pain, café, thé et biscuits)
– station informative avec plein de faits sur la sécurité routière, l’historique du prolongement de la 20, ou encore les impacts environnementaux liés au transport
– création collective à partir d’éléments de la nature
– recherche d’alternatives au prolongement de la 20 : viens imaginer ta 132 de rêve ou encore un système de transport collectif réellement efficace !
– boîte à questions et criée publique pour trouver des réponses ensemble.


INFO-ACCESSIBILITÉ

MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI AUX PARTENAIRES DE L’ÉVÉNEMENT
La Seiche
La Grasse Matinée
Croc-Ensemble
Ferme Coop du Moulin
Chapeau Moustache – Atelier de torréfaction

À LA SOUPE! en tournée

Après Rimouski en février, St-Fabien en mars et Trois-Pistoles en avril, nous irons servir notre menu 6 étoiles à :
Saint-Simon le 4 mai
et Notre-Dame-des-Neiges le 23 juin !
Écrivez-nous pour plus de détails

Marche pour le vivant

Vous êtes tous et toutes invité.e.s à la MARCHE POUR LE VIVANT, une marche festive et inclusive en opposition au prolongement de l’autoroute 20.

Quand ? 
les 20-21-22 et 23 juin 2025 (4 jours) 

Pour nous souligner votre présence lors de la marche, remplissez ce formulaire

Parce que nous voulons rendre visible notre amour pour le paysage bas-laurentien et notre désir de le défendre, nous marcherons ensemble la distance entre Notre-dame-des-Neiges et le BIC. Nous prendrons le temps de nous émerveiller des paysages menacés par le projet de prolongement de l’autoroute 20.
Nous prendrons le temps de nous solidariser dans cette lutte contre la bétonisation de nos paysages, villages et villes. Nous prendrons le temps d’être créatifs et créatives. Nous prendrons le temps d’observer la flore et la faune qui constituent et dynamisent ces écosystèmes menacés de disparaître afin de créer du vécu, entretenir une relation à ces espaces et en les documentant nous-mêmes. 

Cette marche est l’occasion de démontrer notre opposition ferme à cette mentalité de destruction du vivant qui menace nos communautés humaines et non-humaines. C’est l’occasion de dénoncer la logique du «business as usual» qui accélère les catastrophes sociales et écologiques auxquelles nous faisons face. 

Nous voulons vous rencontrer ! Ceux et celles, grand.e.s et petit.e.s, qui ne voient ni cohérence ni futur dans ces mégas projets d’infrastructures qui ne servent qu’à propulser le capitalisme et ouvrir la région à plusieurs autres projets destructeurs. 

Si comme nous, vous refusez de croire que près d’un milliard de dollars devraient servir à abandonner la route 132 et construire une autoroute 20 juste à côté;

Si comme nous, vous trouvez que nous nous devons de stopper toute destruction des écosystèmes ;

Si comme nous, vous avez un milliard d’autres idées de quoi faire avec un si grand budget (transports en commun, logements sociaux, urgence de nuit dans nos hôpitaux, etc) ;

Si comme nous, vous refusez que la Bas-Saint-Laurent devienne la prochaine Montérégie en termes de fragmentation des écosystèmes ;

VENEZ marcher avec nous !!

La marche débutera à BIC et prendra fin à Notre-Dame-des-Neiges. Chaque journée se termine dans le cœur d’une municipalité pour qu’il soit possible de vous joindre à la marche à chaque jour. 

Nous planifions :
 Maximum de 20 km parcourus en une journée, avec kilométrage diminuant à tous les jours 
 Navette tout le long du chemin pour prendre des pauses ou se ravitailler
 Équipe qualifiée de premiers soins dans la marche
 Hébergement et nourriture fournie les soirs dans des lieux communautaires
 Équipe sentie et care pour être à l’écoute des besoins des participant.e.s
 Performances artistiques variées à tous les soirs
 Équipe de biologistes pour réaliser 1 bioblitz par jour (identification faune et flore)
 Grande fête à notre arrivée le 23 juin 2025

Pour en savoir plus sur la marche, inscrivez vos informations ICI pour que nous puissions vous partager plus de détails dans les prochaines semaines.

Voici le tracé géoréférencé selon les documents disponibles en ligne et sur le BAPE:

2e service: Soupe populaire et réflexion collectives sur le prolongement de le 20.

Événement Facebook


À St-Fabien, on vous invite à venir partager une bonne soupe chaude (gratuite!) et à échanger vos préoccupations par rapport à la 20 et la 132… pour trouver ensemble des ingrédients de solutions !

Toute la famille est bienvenue, avec un coin pour enfants sur place

MENU LIBRE-SERVICE

Vous pouvez arriver et repartir à l’heure que vous voulez et choisir les activités qui vous intéressent. Les activités seront animées tout au long de l’événement, sous forme de kiosques.
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ACTIVITÉS PROPOSÉES

– repas gratuit (soupe, pain, café, thé et biscuits)
– station informative avec plein de faits sur la sécurité routière, l’historique du prolongement de la 20, ou encore les impacts environnementaux liés au transport
– création collective à partir d’éléments de la nature
– recherche d’alternatives au prolongement de la 20 : viens imaginer ta 132 de rêve ou encore un système de transport collectif réellement efficace !
– boîte à questions et criée publique pour trouver des réponses ensemble
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🧑‍🦽‍➡️ INFO-ACCESSIBILITÉ

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MERCI MERCI MERCI AUX PARTENAIRES DE L’ÉVÉNEMENT
La Grasse Matinée
Croc-Ensemble
Ferme Coop du Moulin
Chapeau Moustache – Atelier de torréfaction
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À LA SOUPE! en tournée

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Après Rimouski en février, St-Fabien en mars, nous irons servir notre menu 6 étoiles à :
Trois-Pistoles le 13 avril
Saint-Simon le 4 mai
et Notre-Dame-des-Neiges en juin !
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Le gouvernement implante enfin des haies brise-vent : une mesure longtemps réclamée mais insuffisante

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion immédiate
Le gouvernement implante enfin des haies brise-vent : une mesure longtemps réclamée mais insuffisante

Notre-Dame-des-Neiges, le 16 janvier 2025 — Le groupe citoyen « Le pont de la 20, ça tient pas debout » salue l’initiative du gouvernement du Québec annoncée hier d’implanter des haies brise-vent sur la route 132 à Saint-Fabien. Cette mesure, bien que tardive, répond à une demande de longue date de l’organisation, de la population fabiennoise et des usagers de la route.

Une demande citoyenne de longue date


Depuis plus d’une décennie, les citoyens et élus du Bas-Saint-Laurent réclament des améliorations pour la sécurité de la route 132 dans le secteur. « Malheureusement, le gouvernement n’agit qu’en réaction aux statistiques de collisions avec décès ou blessés graves, adoptant une approche réactive plutôt que préventive », plaide Sébastien Rioux, porte-parole du groupe.

Des propositions concrètes pour une route 132 sécurisée


Le groupe propose huit recommandations pour un réaménagement complet de la route 132 entre Notre-Dame-des-Neiges et Rimouski (secteur Le Bic), incluant :

  • Améliorer la signalisation : renforcer la visibilité lors des conditions météorologiques difficiles.
  • Ajouter des bandes rugueuses : installer des bandes latérales et médianes pour alerter les conducteurs en cas de déviation.
  • Améliorer l’éclairage public : Éclairer les tronçons les plus accidentogènes pour réduire les risques.
  • Mettre en place une troisième voie où l’environnement le permet : s’inspirer du modèle suédois des routes 2+1 pour offrir des opportunités de dépassement sécuritaires.
Une vision à élargir


« Bravo pour cette initiative, c’était attendu depuis longtemps. Cependant, le gouvernement doit s’entendre avec chaque propriétaire pour installer les haies brise-vent, en plus de les laisser pousser avant qu’elles soient efficaces. Pour cette raison, Québec doit dès maintenant agir d’autres manières simultanément, en plus de s’intéresser à tous les tronçons dangereux de la route 132 plutôt que d’attendre des morts supplémentaires pour agir comme c’est le cas présentement. La sécurité des usager·ère·s de la route 132 doit être une priorité pour le gouvernement. Notre groupe le dit depuis maintenant 13 ans », souligne Sébastien Rioux. L’implantation de haies brise-vent est un pas dans la bonne direction, mais elle ne doit pas rester une mesure isolée. L’ensemble des tronçons de la route 132 dans l’est du Québec mérite une attention immédiate et soutenue.

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Soupe populaire et réflexions collectives sur le prolongement de la 20

Date: Dimanche 9 février 2025 de 11h30 à 14h30
Lieu: Coopérative de solidarité Paradis, Rimouski

On vous invite à venir partager une bonne soupe chaude (gratuite!) et à échanger vos préoccupations par rapport à la 20 et la 132… pour trouver ensemble des ingrédients de solutions !

Toute la famille est bienvenue, avec un coin pour enfants sur place

À LA SOUPE! en tournée

  • Rimouski le 9 février
  • St-Fabien le 9 mars
  • Trois-Pistoles le 13 avril
  • Saint-Simon le 4 mai et
  • Notre-Dame-des-Neiges en juin !

    Pour plus de détails

Le défi environnemental du pont le plus haut au Québec

Par Mathieu Perchat le 2024/12

Le projet de construction du pont le plus élevé du Québec, destiné à prolonger l’autoroute 20 jusqu’à Trois-Pistoles, soulève des préoccupations environnementales importantes. Bien que cette initiative ait été autorisée par décret en 2006, elle échappe aux exigences réglementaires récentes qui imposent des compensations pour la destruction des milieux humides et hydriques. Cette exemption illustre les failles dans la gestion environnementale au Québec.

Une réglementation contournée

Le cadre législatif actuel prévoit des compensations pour toute atteinte aux milieux naturels. Cependant, ce projet, validé avant l’entrée en vigueur de cette réglementation, n’est pas soumis à ces obligations. Cette situation reflète une contradiction avec l’esprit de la loi adoptée en 2017, qui vise à atteindre l’objectif d’une « perte nette zéro » de milieux naturels. Certains observateurs soulignent que la notion même de compensation semble avoir été détournée pour permettre, en pratique, l’exploitation ou la destruction d’écosystèmes sensibles, moyennant une forme de contribution financière.

Pour l’article complet

Aucune obligation de compenser les milieux humides pour le plus haut pont au Québec

Le ministère des Transports ne sera pas obligé de compenser les pertes de milieux naturels pour construire l’autoroute 20 jusqu’à Trois-Pistoles.

Par Édouard Beaudoin – Radio-Canada

Lorsque viendra le temps de construire le plus haut pont au Québec pour prolonger l’autoroute 20 jusqu’à Trois-Pistoles, le ministère des Transports n’aura pas à se soumettre à une obligation environnementale phare. Le projet, autorisé par décret en 2006, échappe à une réglementation récente qui prescrit des compensations pour la perte de milieux humides et hydriques.

Depuis 2017, les promoteurs de projets qui ont reçu le feu vert de Québec doivent compenser les milieux naturels détruits par le versement d’une somme au Fonds de protection de l’environnement et du domaine hydrique de l’État ou, dans certains cas, par la restauration des secteurs touchés. L’objectif est de n’avoir aucune perte nette de milieux naturels dans la province.

Mais les projets autorisés avant l’adoption de la Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques sont exclus de cette obligation, comme celui du prolongement de l’autoroute 20 entre Notre-Dame-des-Neiges et Trois-Pistoles, qui inclut la construction d’un pont de 600 mètres de long et de 90 mètres de hauteur sur la rivière des Trois Pistoles.

Publié le 2 décembre 2024
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Un gaspillage de fonds publics en période d’austérité

Communiqué de presse – Pour diffusion immédiate

Prolongement de l’autoroute 20 – Un gaspillage de fonds publics en période d’austérité

Trois-Pistoles, le 21 novembre 2024 – Alors qu’il prévoit un déficit de 11 G$ pour l’année 2024-2025, le gouvernement du Québec s’entête à gaspiller plus de 2 milliards de dollars seulement pour le prolongement de l’autoroute 20 qui inclut la construction du plus haut pont au Québec dans le Bas-Saint-Laurent. Pour le groupe « Le pont de la 20, ça tient pas debout », la priorité devrait être l’investissement dans nos infrastructures actuelles, en priorisant les réseaux de la santé et de l’éducation.

« Alors qu’un déficit record se confirme, c’est l’heure des choix. Dans un souci d’équité intergénérationnelle, avant de construire un mégaprojet autoroutier, on doit investir dans les réseaux et les infrastructures déjà existants. En provoquant une vague d’austérité, le gouvernement Legault abandonne la population tout en conservant des projets aussi coûteux qu’inutiles dans les cartons », plaide Sébastien Rioux, porte-parole du « Pont de la 20, ça tient pas debout ». Seulement au Bas-Saint-Laurent, ce sont des centaines de millions de dollars qui doivent être investis dans les écoles, les hôpitaux et l’entretien des routes.

Études à l’appui

Plusieurs acteurs importants de l’économie québécoise ont récemment fait paraître des études qui vont dans le même sens. D’abord, le CIRANO a rendu publique en décembre 2023 une étude « issue d’une volonté du gouvernement du Québec d’approfondir la réflexion quant au niveau approprié d’investissements dans les infrastructures publiques au cours des prochaines décennies. » Dans ses analyses, le CIRANO conclut que « la dynamique actuelle des investissements en infrastructures du gouvernement du Québec n’est pas soutenable. » De son côté, la Fédération des chambres de commerce du Québec diffusait la semaine dernière une étude sur les infrastructures routières du Québec, qui conclut elle aussi qu’il faut maintenir les actifs avant de privilégier la construction de nouvelles routes.

« Si on applique les recommandations du CIRANO et de la FCCQ au projet de prolongement de l’autoroute 20 au Bas-Saint-Laurent, il faudrait d’abord améliorer et sécuriser les infrastructures existantes au plus vite, par exemple la route 132 », conclut M. Rioux.

– 30 –

Les valeurs de la société ont bien changé en 20 ans

Par Sofiane Baba,
Professeur agrégé, directeur du programme de doctorat en administration et directeur du diplôme d’études supérieures spécialisées de troisième cycle en administration, Université de Sherbrooke et 14 autres cosignataires*

De façon surprenante, ce pont repose sur une étude d’impact et un BAPE qui remontent à 2002. Bien qu’à l’époque, les conclusions du BAPE aient globalement appuyé le projet, des préoccupations subsistaient quant au tracé proposé par le promoteur pour le pont en raison de sa proximité avec les habitations. Puis le projet a été suspendu.

En 2022, soit 20 ans plus tard, le projet refait surface en s’appuyant donc sur l’étude d’impact et les audiences publiques de 2002 ! Or, en deux décennies, les réalités ont considérablement changé au Québec.

De nombreux enjeux, peu ou pas abordés à l’époque, comme les changements climatiques et la transition socioécologique, sont désormais au cœur de l’évaluation de tels projets. À titre d’illustration, la Loi sur la qualité de l’environnement a été modifiée en 2017, et la position de certains élus ainsi que d’autres acteurs de la société a évolué, tout comme les attentes de la population québécoise à l’égard des projets et de leurs promoteurs.

Publié le 11 novembre 2024
Pour la lettre complète