
« Quant à la rivière des Trois Pistoles, ses rives sont beaucoup plus abruptes.
Ce secteur est identifié comme un secteur de contraintes environnementales en raison des risques de glissements de terrain. Les sols sont constitués d’argile et de gravier saturé d’eau. Ce sont des sols très instables et sujets à des glissements. L’érosion des rives de cette rivière lors des travaux de construction est considérée comme un impact de signification majeure. Les pentes très abruptes et la présence de zones à risque d’érosion font que les travaux de construction dans ces endroits auront des répercussions importantes sur l’érosion des sols.»
Extrait du Rapport d’analyse environnementale réalisé par
le ministère des Transport. 21 août 2006. Page 42.

- Un projet d’une autre époque:
La science climatique est sans équivoque. Il faut revoir nos modes de déplacement et freiner le développement autoroutier si nous voulons atteindre les objectifs environnementaux que nous nous sommes collectivement fixés. - Un nouveau BAPE:
En 2001, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement a fait l’analyse environnementale de la section de la rivière des Trois-Pistoles. Les analyses de l’époque n’abordent pas la science climatique et ne tiennent pas compte de la réalité d’aujourd’hui. Il est donc impératif qu’un nouveau BAPE se penche sur le dossier à la lumière des considérations actuelles. Notre groupe demande que la section du pont de la rivière des Trois Pistoles soit incluse à nouveau dans le BAPE qui étudiera le tronçon jusqu’au Bic. - La perte de l’accès à l’eau potable:
La menace de perdre l’accès aux nappes phréatiques est bien présente et documentée. Les constructions de nouvelles routes engendrent bien souvent des dommages aux nappes et aux puits d’eau et peuvent causer la perte d’accès à l’eau potable pour plusieurs résident·e·s. - Perte de terres agricoles, acéricoles et sylvicoles :
La construction de l’autoroute 20 nécessite l’expropriation ou la conversion de terres agricoles et acéricoles, ce qui entrainera une perte de superficie cultivable. Dans une optique où le Bas-Saint-Laurent veut développer son autonomie alimentaire, on ne peut se permettre la perte de davantage de terres agricoles dans la région. - Pollution et dégradation de l’environnement :
Les travaux de construction et l’exploitation de projets autoroutiers entraînent la pollution de l’air et de l’eau, ainsi que la dégradation de l’environnement. - Perte de la biodiversité :
La construction de l’autoroute entraînera la perte d’habitats naturels pour la biodiversité environnante, ce qui peut perturber l’écosystème local, y compris les insectes pollinisateurs nécessaires à la floraison des érables à sucre. - Impact sur l’écosystème aquatique
La rivière des Trois Pistoles abrite une riche diversité d’espèces aquatiques dont une frayère à éperlan. Elle constitue en ce sens un écosystème fragile. - Transport écologique:
La construction de nouvelles infrastructures et leur entretien génèrent d’importants impacts négatifs sur l’environnement et le climat. Il est primordial de miser sur un développement des transports qui permettent de réduire l’empreinte écologique en misant sur les transports intermodaux et communautaires, autant pour le transport des personnes que des marchandises.
Le prolongement de l’autoroute 20
menace plus de:
27 hectares de milieux humides
33 hectares de boisé d’intérêt
6,7 hectares d’érablières
18,9 hectares d’aménagement sylvicole
216, hectares de terres cultivées
490,4 hectares de zones agricoles permanentes
Source: Document du Ministère des Transports et la firme d’ingénierie Roche Dessau