
Le projet de prolongement de l’autoroute 20 entre Trois-Pistoles et Rimouski est évalué à près de 2 milliards de dollars.
Cette évaluation financière soulève des questions importantes sur les avantages économiques réels du projet pour la région.
Points clés à considérer :
1. Coût élevé : les coûts de construction d’une autoroute de cette envergure sont significatifs, et ces fonds pourraient être alloués à d’autres besoins essentiels pour notre région.
2. Création d’emplois temporaires : bien que la construction de l’autoroute puisse créer des emplois, ceux-ci seront temporaires. Ces opportunités s’estomperont à mesure que le projet avancera, laissant entière la question de la pérennité de l’emploi dans la région.
3. Effet sur les petites entreprises : la construction de l’autoroute peut avoir un impact négatif sur les entreprises locales en perturbant la circulation et en réduisant la visibilité des commerces.
«Ce n’est pas tout à fait normal, normalement à cette heure-ci, il y a une filée de monde qui attendent, puis ça aurait été diminué, les bacs auraient tout été entamés.»
Jean-Marc Dubé, propriétaire de la crèmerie Ali-Baba, entre Cacouna et L’Isle-Verte, qui a depuis fermé ses portes
Bas-Saint-Laurent : des commerces victimes du prolongement de la 20 (2012)
4. Alternatives économiques durables : plutôt que d’investir dans une nouvelle autoroute, les ressources pourraient être dirigées vers des projets économiques plus durables, tels la sécurité et l’entretien de la route 132, l’agriculture, ou le logement. Nous croyons essentiel de réfléchir attentivement aux coûts et aux avantages économiques d’une route 132 améliorée plutôt que de réaliser le coûteux prolongement de l’autoroute 20.
5. L’étude du CIRANO « Plan québécois des infrastructures : comparaison interprovinciale et soutenabilité » démontre que les investissements prévus sont peu susceptibles d’être suffisants pour prendre en charge le DMA qui s’accroît rapidement. Autrement dit, la dynamique actuelle des investissements en infrastructures du gouvernement du Québec n’est pas soutenable. Les projections de leur modèle montrent que le rythme actuel de croissance des dépenses d’infrastructures pose un risque pour la soutenabilité budgétaire. Nous n’avons pas la capacité financière pour assumer de nouvelles infrastructures et l’argent disponible doit être alloué à la protection des infrastructures existantes menacées entre autre par les changements climatiques.