Par Mathieu Perchat le 2024/12
Le projet de construction du pont le plus élevé du Québec, destiné à prolonger l’autoroute 20 jusqu’à Trois-Pistoles, soulève des préoccupations environnementales importantes. Bien que cette initiative ait été autorisée par décret en 2006, elle échappe aux exigences réglementaires récentes qui imposent des compensations pour la destruction des milieux humides et hydriques. Cette exemption illustre les failles dans la gestion environnementale au Québec.
Une réglementation contournée
Le cadre législatif actuel prévoit des compensations pour toute atteinte aux milieux naturels. Cependant, ce projet, validé avant l’entrée en vigueur de cette réglementation, n’est pas soumis à ces obligations. Cette situation reflète une contradiction avec l’esprit de la loi adoptée en 2017, qui vise à atteindre l’objectif d’une « perte nette zéro » de milieux naturels. Certains observateurs soulignent que la notion même de compensation semble avoir été détournée pour permettre, en pratique, l’exploitation ou la destruction d’écosystèmes sensibles, moyennant une forme de contribution financière.
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