Aucune obligation de compenser les milieux humides pour le plus haut pont au Québec

Le ministère des Transports ne sera pas obligé de compenser les pertes de milieux naturels pour construire l’autoroute 20 jusqu’à Trois-Pistoles.

Par Édouard Beaudoin – Radio-Canada

Lorsque viendra le temps de construire le plus haut pont au Québec pour prolonger l’autoroute 20 jusqu’à Trois-Pistoles, le ministère des Transports n’aura pas à se soumettre à une obligation environnementale phare. Le projet, autorisé par décret en 2006, échappe à une réglementation récente qui prescrit des compensations pour la perte de milieux humides et hydriques.

Depuis 2017, les promoteurs de projets qui ont reçu le feu vert de Québec doivent compenser les milieux naturels détruits par le versement d’une somme au Fonds de protection de l’environnement et du domaine hydrique de l’État ou, dans certains cas, par la restauration des secteurs touchés. L’objectif est de n’avoir aucune perte nette de milieux naturels dans la province.

Mais les projets autorisés avant l’adoption de la Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques sont exclus de cette obligation, comme celui du prolongement de l’autoroute 20 entre Notre-Dame-des-Neiges et Trois-Pistoles, qui inclut la construction d’un pont de 600 mètres de long et de 90 mètres de hauteur sur la rivière des Trois Pistoles.

Publié le 2 décembre 2024
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